Mirion Malle, dont j’avais déjà lu Adieu triste amour (pas de chronique, désolée), a frappé fort avec Le problème avec les fantômes en 2025. Cette BD parle du deuil, de la manière de le gérer individuellement mais aussi collectivement, avec toutes les autres personnes qui vivent ce deuil.
Autour du deuil, l’autrice et illustratrice invoque l’amour, la douceur, la compréhension et l’indulgence envers soi-même et les autres. Quels souvenirs garder de la personne aimée et disparue ? Comment gérer la culpabilité ou les regrets ? Comment recomposer un équilibre autour de la personne absente ? Autant de dialogues qui appuient là où c’est sensible.
Et au-delà du deuil, j’ai retrouvé dans cet album le doux parler québécois et, surtout, la normalisation des parcours LGBTQIA+ qui est si importante dans nos imaginaires collectifs contemporains !
Cette BD, qui m’a été offerte par un ami, a été si intense, si vraie, si juste que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant la lecture. J’ai même fait une pause de deux semaines, en plein milieu, pour digérer avant de pouvoir l’achever plus sereinement.
Parce qu’il n’y a pas de mode d’emploi pour affronter l’immensité du deuil, et parce que les livres peuvent être de précieux compagnons de vie, je vous recommande chaudement cette sublime BD si vous ou vos proches avez à traverser cette épreuve 🖤
Le problème avec les fantômes
Mirion Malle
Glénat
2025
178 pages
22 euros